Les artistes

A DADA!
Cédric GUILLERMO
2019/ Douglas et peinture/ 4 pièces de 2m x 80cm
A l’instar des jeux « de dadas » en bois de notre enfance, on retrouve des pions géants projetés dans un décors proche du roman de Lewis Caroll: Alice au pays des merveilles.
A grand coups de tronçonneuses les pions sont sculptés, taillés, formés dans la masse du bois. Ils pourraient servir à des géants, l’hippodrome de Verrie devient alors, le plateau du jeu!

FOMES FOMENTARIUS
Rachel Da Costa et Marine Fernandez
2018 / Faïence émaillée, terre rouge chamottée, terre blanche lisse
Fomes Fomentarius est une porte ouverte sur l’imaginaire.
Dans la Nature, le fomes fomentarius est un champignon non comestible assez répandu. Considéré comme un parasite redoutable, il n’a pas de pied et se fixe directement sur les troncs d’arbre qui s’épuisent et finissent par pourrir. De couleur sombre, il fait corps avec le substrat qu’il a envahi et se fond parfaitement dans le paysage.
Ici, les sculptures de champignons se parent d’émaux aux tons vifs pour se faire objets fantasmagoriques, illusion troublante au coeur d’une nature verdoyante.

ARBRE BLEU
Romane Jeusset, Mathilde Lacroix, Laurianne Roullier
2017 / Peinture acrylique ral 5002 (bleu outremer) / 85x400x1 700 cm
Un arbre bleu se dresse en travers du chemin, et en barre la route. Ses racines sont orientées vers la butte du Montézy, qui serait un très ancien tumulus où l’on enterrait autrefois les morts. A l’opposé, ses branches tendent vers une zone de marécage, zone de vie par excellence. A cheval entre deux mondes, et revêtu d’une couleur onirique -le fameux bleu Klein- l’arbre devient une sculpture à part entière qui structure le paysage et dont l’origine de la couleur est à découvrir sur place, dans la légende qui l’entoure.

CADRES BLANCS
Adèle Bertrand, Typhaine Le Grelle
2018 / sapin / 1000 m²
Au pays du Cadre Noir, cinq cadres blancs viennent interroger les notions d’équilibre, de rectitude et de régularité dans la pratique de l’équitation comme de l’art contemporain. Distants chacun de 20 mètres (correspondant précisément à cinq foulées d’un cheval au galop), ils ponctuent un chemin de traverse et en révèlent la perspective. A la fois obstacles visuels et anti-osbtacles pour l’équitation, ils tranchent volontairement par leur pureté avec le paysage verdoyant qu’ils occupent, et ne sont pas sans rappeler les barrières blanches de l’hippodrome.

COURANT D’AIR
Héloïse Benancie, Bérengère Goux, Jeanne Tucoulet
2019/ bandes de serrage 100 m²
Courant d’air est une harpe à vent monumentale réalisée avec des bandes de serrage à palette. Ces dernières s’enroulent autour d’un groupe d’arbres choisis et forment un espace immersif et plurisensoriel. Le spectateur a le choix de déambuler à l’intérieur de l’espace qui lui offrira différents points de vue sur le paysage.

ADVENTICES
Nadia RAGOT
2019/ Dimensions variables
Identifier les plantes sauvages et les cartographier dans un lieu maîtrisé par ‘Homme.
Donner à voir ce que l’on ne voit pas, changer de regard sur le statut de «mauvaises herbes».
Mon travail prend la forme d’un balisage des plantes sauvages, «adventices», présentes sur une partie du lieu afin d’amener les visiteur à regarder et parcourir autrement l’hippodrome.

GALOP FIGE
Théo Michel
2019/ bois, métal/ 6m x 1,8 m
En s’inspirant des chronophotographies de Marey, je m’intéresse ici à la décomposition du mouvement des chevaux et de son passage à l’état statique. Ces études ont permis de réellement comprendre la «marche» du cheval.
Ici le cheval n’est plus une image en deux dimensions mais devient un unique volume en trois dimensions qui s’intègre et contraste avec l’environnement hyper dynamique des courses hippiques. Les mouvements alors invisibles à l’oeil nu sont superposés et deviennent statiques, ce qui contraste avec l’énergie déployée tout autour par les chevaux bien vivants eux.

LE BANQUET NOCTURNE
Shuchen Liu
2018/ pierres, peinture / 2,15ml x 2,50mL
Originaire du sud de la Chine, Shuchen Liu est empreinte d’une culture qui a inventé tout un univers mystique et superstitieux autour des zones sauvages telles que les collines, les forêts ou encore les montagnes. Les contes populaires, qui se racontent de génération en génération, mêlent au gré de leurs histoires l’humain, l’immortel ou encore les fantômes et esprits. Ils sont la trace orale d’une culture chinoise antique.
Le Banquet Nocturne est un projet qui s’inscrit dans l’idée de transmettre au visiteur, en les rendant perceptibles, le pouvoir et l’esprit de la nature. L’atmosphère qui se dégage est très cérémoniale et l’espace est sanctifié.

LOST 151 C
Louise Asseray, Florence Hamon et Atlele Soltani
2018/ Contreplaqué, peinture/ 2,15ml x 2,50mL
Le signe présenté ici est un véritable élément de signalétique : Confirmation d’itinéraire d’attelage, dans sa couleur d’origine. Son insertion dans le paysage (un cul de sac encombré de végétation) produit un contre-sens, puisqu’aucun attelage ne peut suivre cette direction.
De plus, l’action de déplacer et d’agrandir le signe dans l’espace permet au modèle de gagner en matérialité, de devenir concret. Le symbole devient une sculpture. Dès lors, la perception que nous avons de la balise est transformée, il n’en reste qu’une figure abstraite, sorte de logo flottant.

SAUTER DU REGARD
Julie Frémondière
2019/ bois, acier et matériaux divers/ 20 barrières d’environ 4m, à 4m du sol
Imaginez un parcours inaccessible se déroulant en parallèle de la compétition internationale équestre saumuroise. L’objectif de cette installation est de développer une autre image du cheval dans la tête du spectateur. L’utilisation des signes des obstacles classiques tels que la longueur et l’épaisseur des barrières ainsi que le nombre et la disposition dans l’espace permettrons d’identifier facilement un parcours équestre à une autre échelle. Ce parcours aérien traverse une partie du bois allant d’un chemin à un autre ou circule les visiteurs.

THE SIZE OF THE CONTAINER
Camille Techer
2019/ Installation, bois, acier et matériaux divers/ Dimensons variables
Cette installation regroupe différents éléments qui, sur le contraste entre linéarité manufacturée et trait naturel, jouent des principes de l’Ikebana (art traditionnel de composition floral japonais).
Par des règles strictes et des symboliques fortes, l’Ikebana évoque, dans des espaces réduits et confinés (ceux du vase et de l’alcôve), des notions tout à fait similaires à celles de l’architecture et de l’In situ.
À travers des plans horizontaux et verticaux, l’espace est rendu lisible par un rapport d’échelle entre infime et monumental. Composé comme un tout, un va et vient se forme entre les différents éléments du lieu. Viennent s’immiscer des concepts de lecture, de bibliothèque et d’archivage par la collecte d’objet environnants.

TRANSLATER
Amélie Loyzeau de Grandmaison et Estelle Ménard
2018 / Bois, peinture / Dimensions variables
Sur le site de Verrie, on trouve un regroupement d’une dizaine de dolmens et menhirs. Loin de la culture druidique, ce sont des pastiches créés de toute pièce, il y a plus de vingt ans, pour « décorer » les lieux. « Translater » réalise un pas de plus dans cette direction, et révèle la dimension factice de l’ensemble de départ.
Translater est un « copier-glisser » de 4 formes stylisées et simplifiées au maximum, qui assument clairement leur statut de copie des copies.